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Memoires d'Outre Manche

24 octobre 2008

Le réveil

Je viens de trouver une vidéo de mon frère quand il se réveille le matin!!! Il suffit de remplacer les "hiiin" par des grognements inarticulés.

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22 octobre 2008

Salisbury

Un jour de 1075, la population autochtone de Old Sarum décida de construire une cathédrale romane. Bien. Mais en fait, je crois que la première version de l'édifice a moyennement plu puisqu'en 1220, ils (pas les mêmes hein, à cette époque-là, l'espérance de vie était bien plus courte qu'aujourd'hui...) ont décidé de se lancer dans une reconstruction.

Cinquante ans plus tard, le cloître est terminé, mais ce n'est qu'en 1283 que la salle capitulaire est achevée. Enfin, en 1330, la tour centrale est terminée...

Pourquoi je raconte tout ça? Parce que ça explique pourquoi tout est bizarre dans cette cathédrale (portails du roman, fenêtres du géométrique...). Les styles sont totalement différents, mais en fin de compte tout ça va plutôt bien ensemble!

La façade en milieu d'après-midi puis vers 18 heures

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Visez un peu ce qui mord la joue de la gargouille...

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Une caractéristique de cette cathédrale, c'est que certains éléments sont construits en Marbre de Purbeck. En réalité, cette pierre n'est pas un marbre mais un calcaire lumachelle. Ca veut dire quoi? Ca veut dire que c'est une roche calcaire qui contient des tonnes de coquilles, en particulier des bivalves. Voici un détail d'une des colonnes de la façade. A votre tour de trouver ces coquillages préhistoriques!

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Ce calcaire est assez rare dans la mesure où il ne se trouve que dans le sud du Dorset, dans le sud ouest de l'Angleterre. Il peut avoir plusieurs teintes différentes, du rose au bleu, en passant par le jaune, le gris, le blanc et le vert! En l'occurence, à Salisbury, il s'agit de Purbeck vert. Regardez comme c'est joli!

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Purbeck_Portland_Purbeck_bleu_Purbeck_cap

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La particularité de ce calcaire, c'est qu'on peut le polir, d'où son utilisation décorative en construction et c'est pour cette raison qu'on l'appelle un marbre. Voilà ce que ça donne:

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La galerie en aveugle du clair-étage

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La forêt de piliers et de colonnes fasciculées de l'abside

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Le cloître est également très beau, il y a de grands pins dans le jardin!

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Un petit jeu dans le cloître de Salisbury: trouver le petit chat gravé quelque part par un des maçon du Moyen-Âge! A ceux qui visitent, je ne dirai pas où il se cache!

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Autre fait très très mal connu et que je dévoilerai ici, E.T. n'est jamais retourné maison... Nan, jamais! Parce qu'en fait, il est enterré dans la cathédrale de Salisbury. La preuve en image:

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Parce que c'est comme pour Rapid'asperge et Rapid'huître, faut arrêter de croire toutes les conneries qu'on vous raconte à la télé hein! La seule et unique personne visée par ce commentaire se reconnaîtra tout de suite!

Les fameux "fan-vaulting" (voûtes en éventail) vernaculaire du style gothique perpendiculaire anglais côtoyent le gothique géométrique et le Roman.

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Et pour finir, le transept a une structure qui rappelle beaucoup les arches en sautoir du transept de la cathédrale de Wells:

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Sinon, je me suis amusée à faire de photos de lumière...

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Parfois, on a juste la chance de se trouver au bon endroit pile au bon moment!

Pour tout ce qui est fenêtres et vitraux, je mets les meilleures dans l'album qui s'appelle devinez comment...

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20 octobre 2008

Du nouveau dans le coin cuisine

Bientôt en ligne: la tarte salée qui plait aussi aux hommes...

Voilà, je m'y mets. Bon, ce n'est rien de spécial, mais on a trouvé ça hyper bon, d'autant plus que c'était un essai! Disons que c'est une variante de la pizza classique.

Dans votre fond de tarte (pâte brisée), vous étalez un mélange moutarde forte-ketchup (ça ne doit pas être trop sucré, mais pas trop fort non plus -> goûter). Par dessus, saupoudrez de la chapelure (j'ai mixé des croutons de pain aromatisés tomate-herbes-ail). Disposez des rondelles de tomate, puis des tranches de chorizo, puis de la mozarella. Saler, poivrer et ajouter des herbes de provence, en particulier de l'origan et, si vous le souhaitez, du paprika.
Hop, au four 30 minutes. Sortir quand la mozarella est dorée. Avant de servir, rajouter des feuilles de basilic fraîches!

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Idée: pour plus de "vert", on peut rajouter des coeurs d'artichauts! Trop bon!

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03 octobre 2008

Nostalgie

Alors qu'animée par la passion que j'éprouve pour mon métier j'imprimais des documents avec une frénésie certaine étant donné la récalcitrance de mon imprimante, j'ai remarqué, au dos d'une feuille que j'allais utiliser comme brouillon, le griffonage suivant:

"Je comprends pas comment ils ont su à l'accueil que je passais un oral?! Je gueulais tellement fort ou quoi???"

Ayant du mal à établir un lien entre cette phrase et un quelconque événement passé, je retourne la feuille et commence à lire:

"The lack of modulation is stricking. The predominantly declarative sentences set out the things that happen in their concrete particularity, piling them up but making no differentiation among them. There is someting monstruous in the way Gulliver can describe the taking of a geographical fix, the deaths of twelve seamen, the wreck of the ship, the loss of his companions..."

Gulliver!!! La voilà la réponse! Ce petit mot a été écrit au dos de cette feuille alors que je travaillais sur Gullivers' Travels de Jonathan Swift, oeuvre étudiée en Maîtrise d'anglais (Master 1 pour les p'tits jeunes qui ne connaitront jamais les joies de la rédaction d'un mémoire de Maîtrise).

La personne qui me l'a écrit, je la replace à présent! Et je reconnais son écriture! Il passait un oral, celui du CAPES d'anglais.

Cela a fait remonter une petite madeleine au fond de moi et je me suis revue à la bibliothèque de mon université, avec mon petit groupe de potes... Je pense que nous en avons tous gardé de très bons souvenirs. Partage de stress pré-exams, pré-oraux, fous rires incontrôlables (dû au stress, au manque de sommeil, au manque de motivation...), au chuchotements ("Oh noooon, les lusophones arrivent!....."), aux pouffements de rire étouffés, aux petits mots qu'on laissait à quelqu'un qui travaillait à une autre table et qui faisait LA pause clope de 9h30, 10h30, 11h30..., aux remarques qu'on se faisait sur les employés de la bibliothèque ("Han! regarde, elle se touche encore dans le rayon linguistique!", "Oh putain alors lui il m'énerve avec ses airs supérieurs"...) ou sur Gargamel ("Mais comme il pue!", "Mate sa chaussure, la semelle est décollée sur plus de la longueur!!!", "Regarde, il a encore pris tous les dictionnaires de langues vivantes et mortes, quel connard!", "Punaise, il essaye aussi de draguer cette pauvre fille!", "Mais il va arrêter de me mater le décolleté?!!!"...), les hauts-initiés comprendront malheureusement, les commentaires sur les oeuvres à étudier... nos doutes... les tablettes de chocolat dévorées en cachette sous les tables...!

C'était quand même la belle vie, y'à pas à dire!

Un gros clin d'oeil à cet ami parti sur Paname, avec qui j'ai partagé de très bons moments et de sacrés délires bibliothécaires (entre autres)! En espérant qu'il va bien...

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17 septembre 2008

Sous-culture ou sous-culture?

Le premier roman de Frédéric Beigbeder que j'ai lu est 99 francs, un peu avant qu'il ne soit traduit en euros. Le récit se voulait (ou)vertement provocateur et j'avais bien aimé le ton et le thème. J'étais pourtant rapidement passé à autre chose.

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Il y a deux semaines, alors que j'avais plus de quatre heures à tuer dans le méga-complexe de l'aéroport-gare ferroviaire de Roissy Charles de Gaulle II, j'ai choisi de lire la dernière parution de cet auteur. J'ai longtemps hésité. Entre ce bouquin, un roman classique français et un essai sur la linguistique française. A croire que les Relais H ne vendent pas que des romans de gare. A ma gauche, un businessman gros et gras en costume-cravate hésitait, lui, entre différents titres du rayon X. Ca a dû influencer mon choix et j'ai décidé de replonger dans l'autocritique et le rejet de la société de consommation beigbéderiens.

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Armée d'un paquet de M&Ms, les pieds sur ma valise, j'ai ainsi commencé Au secours pardon. Je savais à quoi m'attendre, je l'avais d'ailleurs un peu cherché. Je voulais de la provoc', du cru, j'en ai eu. Plein. Beigbeder y dénonce, encore une fois, la société de consommation, celle-là même qui l'a amené là où il est maitenant, dans son boat-people privé.

Dans ce roman, Beigbeder se livre à une sorte d'auto-analyse. Le ton y est plus triste et moins arrogant que dans 99 francs. Auto-analyse donc. Sous forme de confessions qui vont crescendo. Octave, le protagoniste, n'est autre qu'une extension de Frédéric. Comme 99 francs, c'est un roman de complaisance. Octave est un pourri, il le sait, il voudrait changer mais se complait trop dans ses vices. Devant le miroir, Beigbeder est conscient qu'il a sans doute pris goût à certaines choses au cours de sa carrière de publicitaire...

Je crois qu'il faut être un peu masochiste pour apprécier ce genre de lecture. Ca fait mal, souvent, on est choqué, indigné, mais c'est bon. Les phrases de Frédéric Beigbeder fouettent notre politiquement correct avec des branches d'orties qui caressent nos perversions refoulées.

Pourtant, Octave est un grand romantique. Il est amoureux de l'amour. Il est poète et donne tout pour prendre encore plus. C'est un excessif dangereux qui ne s'assume pas et cache ses faiblesses derrière son arrogance et ses billets de banque. C'est un personnage attachant et attendrissant.

Ca se lit donc très bien, même à une main, debout sur un quai de gare balayé par les bourrasques glaciales des TGV. C'est bien écrit, ça coule, ça file, les pages tournent et on veut absolument savoir ce qui se passe à la fin.

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Pourtant, je serais incapable de dire si j'ai aimé ou pas. Il y a des choses qui m'ont agacée.
Comme Beigbeder est ex-publiciste, le roman regorge d'une terminologie de marketing. Termes anglais, franglais, anglicismes et néologismes se côtoyent sans se fâcher. Soit, on parle marketing, adoptons-en le métalangage. Mais en plus de cela, comme tout se déroule en Russie, en particulier à Moscou, on croise très souvent des mots et des phrases en russe. Personnellement, je n'ai aucun souci de compréhension quant à l'anglais et au russe basique, mais je pense au quidam qui, lui, ne les connait pas. Damned, quid du quidam?! Tant pis pour lui? Nous sommes au XXIème siècle, à l'ère d'Internet et de l'Espéranto alors... Encore une fois, soit, disons que ça fait couleur locale. Mais ce qui me gêne, ce n'est pas ce threesome linguistique. Ce qui me gêne, c'est l'impression que ça vient d'une philosophie de l'étalage: la science, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale. Certes, la critique est aisée et l'art difficile, oui.

Toujours est-il que j'ai l'impression que Beigbeder profite de son roman pour faire montre de son érudition, pour prouver qu'il lit aussi de la vraie littérature pour grands quand il ne sniffe pas de la coke sur les capots de bagnoles. Essaye-t-il de se justifier? Peut-être recherche-t-il l'attention que, à l'instar d'Octave, il n'a pas reçue dans son enfance... Tant qu'à faire son auto-analyse, autant laisser le lecteur en penser ce qu'il veut (peut). Le texte est donc truffé de citations et de noms d'auteurs, de compositeurs, de chorégraphes russes: remplissage et étalage? Difficile à dire, mais cela m'a paru assez fréquent pour passer pour de la simple culture. Serait-ce une marque de manque ou faiblesse de culture, donc de sous-culture? Le ton est parfois didactique et cela peut agacer.

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Malgré tout, je ne suis pas déçue du voyage en Russie. J'ai dévoré le bouquin alors que je passais deux semaines plutôt difficiles, et en plus, je suis assez lente. Le style et l'intrigue entraînent le lecteur. On navigue entre confessions, dépositions et témoignages, le language est donc parlé, d'où sa fluidité. C'est agréable et facile à saisir. De plus, le côté "sub-culture underground", cette ambiance décalée de la sous-culture obscure des chasseurs de futures top-modèles anime le livre, aiguise la curiosité et malmène gentiment le lecteur entre acceptation et rejet.

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27 août 2008

Ratures

Je me rends de plus en plus compte qu'autour de moi, tout le monde réussit. Moi pas. Tout le monde a un travail plus ou moins correct, et moi, après deux ans de recherches dans deux pays, toujours rien.

Je me suis cassée le cul à faire Bac+5 et me suis ruinée pour un DESS pour rien.

Là je dois rembourser un prêt qui m'a servit à payer des études qui mènent au chômage jusqu'en 2010 encore.

J'avoue en avoir un peu marre de savoir et de connaître tout un tas de choses qui ne servent finalement à rien.

Vous zauriez pas un travail pour moi? Siouplé?

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24 août 2008

Jouez pour donner de l'eau!

Un jeu à difficulté progressive (placer des lieux sur une carte du monde)

Sympa, et surtout utile!

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16 juillet 2008

Les "mots pour faire" et les "mots pour les choses"

Vous avez certainement pu le constater, je publie de façon anachronique. Ce que j'écris ne relate pas forcément un événement du jour ou de la veille. Qu'importe, l'essentiel c'est que j'arrive encore à écrire, ne serait-ce que des petits posts insignifiants dans un blog moyen.

Ce que je veux raconter aujourd'hui concerne mon expérience de professeur de français, ici, en Angleterre.

Tout d'abord, il faut que procède à un petit rappel: on n'enseigne pas la grammaire aux petits écoliers Anglais. Leur approche et leur compréhension de leur propre langue est purement instinctive. Ils ne savent pas ce qu'est un sujet, un verbe ou un complément. On oublie donc tout ce qui est adverbial, adjectival et réflectif.

Cela dit, ils savent écrire et parler anglais correctement. Je pense donc qu'il s'agit d'une forme de mimétisme et de mémoire visuelle et auditive. Le linguiste qui passe par ici a le droit de m'expliquer ce phénomène d'ailleurs. Ils ont une compréhension plutôt inconsciente de leur langue. Ils savent des choses mais n'en connaissent pas le pourquoi.

Nous, en France, on nous enseigne le pourquoi du comment, à grands renforts de soulignements en vert (sujets), orange (verbes) et bleu (compléments) et de cours assommants sur les attributs du sujets et les compléments circonstanciels de manière...

Comment, alors, enseigner ma langue que j'ai apprise par et avec la grammaire à des gens qui ne savent souvent pas à quoi le terme grammaire fait référence? Eh bien, on évite, tout simplement. Pas évident. On arrive à s'en sortir, évidemment, mais ça complique l'approche de l'enseignant. Parfois il faut expliquer que les pronoms personnels , c'est "je" "tu", "il" etc.

J'en ai parlé à l'Homme, après avoir donné un cours plutôt compliqué pour moi. J'expliquais que je ne comprends pas comment on peut s'en sortir sans savoir ce que sont un verbe et un sujet à l'Homme, qui me répondit: "c'est quoi un sujet et un verbe?", réaction à laquelle j'aurais dû m'attendre. Je fis donc une phrase minimaliste S-V-C et lui demanda de me définir S et V dans cette phrase.

C'est ainsi que j'ai appris qu'un sujet est un "thing word" (mots pour les choses) et le verbe un "doing word" (mot pour faire)!

Autant dire que les Anglais n'ont pas les mots pour dire comment leur langue fonctionne...

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11 juillet 2008

Computer, you rule!

Aujourd'hui, je travaille sur la révision de ma traduction: vérification de la terminologie spécifique au domaine, correction des erreurs grammaticales, des fautes d'orthographe (j'en fais rarement, mais bon, errare humanum est, comme il dirait l'autre) et de la ponctuation, reformulation des maladresses d'expression (oui oui, les fameux md - mal dit - qu'on se ramassait dans les marges à l'école) et vérification des oublis (meurtriers ceux-là, ils vous changent le sens d'une phrase en un rien de temps).

Autant dire que je suis très concentrée et bien à fond dans mon travail, d'autant plus que je travaille sur papier, donc le risque de m'empêtrer dans les filets de la toile virtuelle parce que j'aurais cliqué sur un lien, vérifié mes emails ou autre, est limité, et ce n'est pas un mal.

Et là, soudain, ce n'est pas le drame, non, mais plutôt une sensation bizarre d'aliénation totale. Je m'explique. Là, c'est la troisième fois qu'en arrivant au bas d'une page que je considère comme entièrement révisée, je me dis "faut sauvegarder avant de perdre tout mon travail", pose mon stylo et saisis la souris pour aller cliquer en haut à gauche sur la petite disquette... Ce n'est qu'en remarquant que ma souris ne va en fait nulle part, puisqu'en haut de mon bureau, il n'y a rien [ou plutôt si: les étoiles de mon super fond d'écran, la photo de l'atterrissage du vaisseau mère des extraterrestres dans Rencontres du troisième type] que je me rends compte de mon étourderie.

Comme quoi, Lordi, ou Nordi pour d'autres, c'est quand même notre grand maître.

Hello_Caro

les boules quand même...

Alors, allez-y, dites-moi que c'est parce que je suis tellement concentrée sur mon travail que je fais ça! Siouplé!

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19 juin 2008

Glagla

Aujourd'hui on est le 19 juin, c'est à dire exactement deux jours avant le jour le plus long de l'année, et le début de l'été.
Il fait beau, mais tellement frais, que ce soir, je porte une marinière en laine vierge, des chaussettes et des chaussures et je me prépare des endives braisées aux carottes avec des marrons.

Je pourrais largement poster ça sur http://www.viedemerde.fr/...

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